LA PSYCHOLOGIE HUMANISTE





LA PSYCHOLOGIE HUMANISTE

 Représentants : A. Maslow, C. ROGERS (20e ) : chef de file, M. Seligman 

Dates : à partir des années 50




 Les psychologues humanistes rejettent avec une égale vigueur la perspective béhavioriste (le comportement est déterminé par des facteurs de l'environnement) et la perspective psychanalytique (le comportement humain est déterminé principalement par des forces inconscientes). La psychologie humaniste se concentre sur la singularité des êtres humains et sur leur capacité de choix, d’évolution, et de santé psychologique.

Abraham Maslow et d'autres humanistes, tels que Carl Rogers (1902-1987) (photo ci-contre), dans les années 50, ont souligné que Freud a basé sa théorie principalement sur des données de ses patients malades. Les humanistes, au contraire, articulent une approche beaucoup plus positive de la nature humaine. Ils maintiennent que les gens sont de façon innée bons et qu'ils possèdent un libre arbitre. Chef de file incontesté de ce mouvement, Carl Rogers postule que l'homme à une tendance fondamentale à la maturation en fonction des expériences qu’il vit et il a une confiance absolue dans les ressources et les possibilités d'adaptation des patients ou clients. Les humanistes croient que tout sujet est capable de faire des choix conscients et rationnels, qui peuvent les mener à l’épanouissement personnel et à la santé psychologique. Maslow a proposé une théorie de la motivation qui se compose d'une hiérarchie des besoins. Il a considéré le besoin d’autoréalisation (se développer dans ses plus pleines capacités) comme le besoin le plus élevé dans cette hiérarchie.

De ce mouvement, très important, naissent les thérapies existentielles qui sont basées sur le ressenti du patient et sur le développement de ses ressources personnelles. Carl Rogers a développé ce qu'il a appelé la thérapie centrée sur le patient, une approche dans laquelle le patient, dirige une discussion centrée sur sa propre approche du problème plutôt que sur l'analyse du thérapeute. Rogers pense que chaque individu à une tendance et une capacité latente à pouvoir se comprendre et résoudre ses problèmes.

 En thérapie, la relation d'aide [Les caractéristiques de l’entretien clinique selon Rogers seront présentées dans le chapitre III] se fonde sur l'optimisme et la confiance dans les capacités évolutives de chacun. Rogers définit le modèle du psychologue-thérapeute comme « l’aidant ».

La perspective humaniste continue à être importante dans la recherche étudiant la motivation humaine et dans la pratique de la psychothérapie par l'intermédiaire d'une approche relativement nouvelle, connue sous le nom de psychologie positive. Martin Seligman, l'auteur le plus connu de cette approche, définit la psychologie positive comme l’étude scientifique des caractéristiques psychologiques, tel que l'optimisme, qui permettent à des sujets et à des communautés de prospérer face à l'adversité. Il souligne que ces caractéristiques sont des facteurs protecteurs contre les expériences traumatiques

Enregistrer un commentaire

Plus récente Plus ancienne
/
/
/